Les joueurs d’Azzurri II font preuve d’«une cohésion absolument incroyable», se réjouit le technicien italien Ivan Vaira.
Parachutée cette saison dans un groupe 4 de 3e ligue à consonance exclusivement alémanique, la «deux» du FC Azzurri a trouvé sa place. Elle compte six points d’avance sur la barre et entrevoit l’avenir avec sérénité. Son entraîneur Ivan Vaira se veut optimiste.
A une journée de la fin du premier tour, la réserve du FC Azzurri compte deux points d’avance sur sa situation comptable de l’an dernier à pareille époque. De quoi contenter son volubile entraîneur Ivan Vaira. «Nous sommes très satisfaits. On est en avance sur le calendrier, ce qui me rend très optimiste», résume-t-il.
Avec neuf points au compteur cette saison – trois succès face à Aarberg, Schüpfen et Diessbach/Dotzigen –, les Italo-Biennois surplombent la barre de six unités. Ils disposent ainsi d’un certain matelas sécuritaire. Mais au-delà de la situation comptable, c’est le comportement de sa troupe qui réjouit l’Italien. «On a dû compenser les sept ou huit départs de l’été par des arrivées de juniors B et d’éléments venus de notre équipe de 5e ligue, que nous avons retirée. Dans ce contexte particulier, nous avons réussi à recréer un véritable groupe, dont la moyenne d’âge tourne autour de 22 ans, qui fait preuve d’une cohésion absolument incroyable», s’enthousiasme-t-il.
Pensionnaire du groupe 5 la saison dernière, la réserve de la Champagne a basculé cet été dans le groupe 4, consécutivement à la relégation de son équipe fanion. Une rocade qui la contraint à s’adapter à une autre zone géographique, à de nouveaux déplacements, mais surtout à des spécificités footballistiques
différentes. Et à une approche tactique qu’il convient forcément d’ajuster.
«Moi, je viens du nord. Je suis un peu le Suisse-Allemand de l’Italie. Alors j’adore évoluer dans le groupe alémanique. Il y a quatre ou cinq équipes qui ne jouent pas du tout au foot mais qui courent comme des chevaux durant 105 minutes. Il faut s’adapter. De notre côté, nous privilégions toujours le jeu. Mais devons également composer avec ces conditions particulières», confie Ivan Vaira.
Le technicien relève néanmoins la qualité de certains adversaires rencontrés. Worb (défaite 5-0) et Zollikofen (défaite 4-0) notamment. «Nous les avons affrontés en tout début de saison et avons vite été dépassés par les événements», se remémore-t-il. A mi-championnat, Ivan Vaira se réjouit de la présence de 16 à 18 de ses hommes à chaque entraînement. Et ce même si Azzurri II campe sur cinq défaites consécutives. «Je suis presque choqué de constater à quel point mes gars sont impliqués», glisse-t-il.
Quatuor roumain
Reste que l’investissement, aussi louable soit-il, n’est pas toujours converti en unités comptables. Pourtant le nerf de la guerre. Le problème de la réserve italo-biennoise? Elle marque peu. La solution à cette problématique? «Il nous faudrait Pippo Inzaghi», rigole Ivan Vaira.
Ce dernier préfère insister sur les éléments positifs. Porteurs d’espoir même. Comme l’engagement précieux du quatuor roumain composé du gardien Andrei Boata, du défenseur Andrei-Laurentiu Dumitrache, du milieu de terrain Iulian-Stefan Ciobanu et de l’attaquant Dinu-Florentin Panait, par ailleurs capitaine.
Dimanche (12h15 à la Champagne), la «deux» du FC Azzurri écrira la dernière ligne de son année 2026, face à Rüti bei Berne, septième du peloton. Avec l’espoir de gonfler le pécule de trois points supplémentaires. Ivan Vaira donne déjà rendez-vous en 2027.
«On va effectuer une grosse préparation et réaliser un deuxième tour de feu comme la saison passée», promet-il.
–Extrait du JDJ du 23.10.2026–




